anticholinestérasiques définition : c’est l’inverse des anticholinergiques

Parmi les substances anticholinestérasiques, on retrouve :
des médicaments utilisés  :
dans la maladie d’Alzheimer : donépézil, galantamine, rivastigmine ;
dans la myasthénie : néostigmine ;
des pesticides (comme le malathion), insecticides organophosphorés, insecticides carbamates ;
des gaz de combat neurotoxiques, comme le sarin et la substance VX, parmi d’autres ;
dans une moindre mesure des psychotropes comme la caféine (anticholinésterase non-compétitif)1,2
On désigne sous le terme générique de neurotoxique les composés appartenant à la famille des agents organophosphorés. Ils sont dérivés des insecticides organophosphorés. Ils agissent à très faible dose en inhibant l’acétylcholinésterase, une enzyme qui intervient dans les mécanismes de la transmission nerveuse au niveau de synapses. Cela se traduit par une accumulation d’acétylcholine qui perturbe et interrompt la transmission de l’influx nerveux.
Ces agents sont tous très lipophiles et sont très rapidement absorbés par la peau, le tissu conjonctif oculaire et les muqueuses (principalement celles des voies respiratoires dans le cadre de la respiration). L’intoxication se fait donc par voie percutanée, oculaire, pulmonaire et orale.
Leur toxicité est bien plus importante que tous les autres toxiques. La dose létale du VX n’est que de 10 mg/min/m³. Par comparaison, la dose létale du chlore est de 19 000 mg/min/m³ et celle de l’Yperite de 1 500 mg/min/m³. Ils sont considérés comme des armes de destruction massive.
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