Les réactions au sevrage des anticholinergiques et antiparkinsoniens… : ne jamais stopper brutalement, mais en faire un sevrage très lent ! (la dépendance induite par le médecin est très forte)

Les médicaments antiparkinsoniens, tels que le Cogentin, le Kemadrin, l’Artane et le Symmetrel, sont fréquemment prescrits pour supprimer les troubles de mouvements, comme la maladie de Parkinson, causés souvent par les neuroleptiques. À peu près la moitié des patients traités avec des neuroleptiques conventionnels reçoivent aussi des médicaments antiparkinsoniens.
Ces produits sont aussi décrits comme « anticholinergiques » à cause de leur action chimique de suppression de l’activité cholinergique du cerveau. L’hypersensibilité cholinergique provoque une large partie des effets de sevrage des médications antiparkinsoniennes qui ressemblent aux tricycliques et aux neuroleptiques et peuvent être également complexes et variées. Plusieurs études ont démontré des symptômes semblables à la grippe, comme la nausée, les vomissements, les frissons, la faiblesse et les maux de tête de même que l’insomnie et la nervosité qui se produisent lors de la période de sevrage.
Dans une rare étude double-aveugle, avec placebo, les auteurs ont trouvé « un syndrome de sevrage reconnaissable » – nommément  une augmentation de l’anxiété manifestée par « une irritabilité, une tension, des palpitations et des maux de tête », des malaises physiques variés (particulièrement de la trachée gastrointestinale), des étourdissements debout, des battements de cœur irréguliers. De plus, des symptômes psychotiques se manifestèrent dans les premiers jours du sevrage et durèrent jusqu’à trois semaines. Huit des onze patients sevrés (73 %) affichaient ces symptômes évidents de sevrage.
D’autres études aussi ont observé des explosions de symptômes psychotiques qui sont normalement accompagnés par une réapparition de mouvements anormaux. En effet, les chercheurs ont relié directement ces symptômes de psychose – incluant les délires, les hallucinations, les tentatives de suicide et l’isolement – aux symptômes physiques de rigidité, de nervosité, d’akathisie et de parkinson.
Dans l’une de ces études, les auteurs soulignent simplement que « le syndrome anticholinergique de sevrage ressemble au syndrome négatif de schizophrénie à plusieurs égards. Chez les patients schizophrènes, ces symptômes peuvent être pris par erreur pour une décompensation psychotique et résulter en un traitement inadéquat ». Un cas rapporté décrit aussi un état catatonique grave (immobilisme) lors d’un sevrage brusque du Symmetrel.
De plus, un cas grave ressemblant au syndrome malin de neuroleptique a été rapporté lors d’un sevrage d’antiparkinsoniens, même si le patient n’avait jamais reçu de neuroleptiques.
Étant donné que les antiparkinsoniens aggravent la dyskinésie tardive et atteignent la mémoire, le sevrage peut générer des bienfaits additionnels. En particulier, le sevrage peut améliorer les symptômes de dyskinésie tardive et peut provoquer « une augmentation dramatique de la mémoire sur l’échelle Wechsler Memory Scale ».
Comme avec toutes les médications psychiatriques, le sevrage d’antiparkinsoniens  devrait se faire graduellement, faisant en sorte de réduire la réapparition de mouvements anormaux supprimés originalement par les produits. Un sevrage graduel est plus garant d’un non retour à la consommation de médicament.
sevrage anticholinergique
Le sevrage de médicaments anticholinergiques ont conduit à une détérioration mesurable et souvent sévère dans environ les deux tiers des patients.
Tout sur les benzos et le sevrage par le professeur heather Asthon (français)
Ne surtout pas tenir compte du chapitre sur les antidépresseurs : il est totalement obsolète.
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